APPARITIONS DE L'ILE BOUCHARD - 1947 (2)

APPARITIONS  DE  L'ILE  BOUCHARD  -  1947  (2)  

 

LلAUTOMNE DE TOUS LES PÉRILS 

 

Les grèves sلintensifient alors dans tout le pays. De violents affrontements éclatent le 12 novembre à 

Marseille, dans le bassin minier du Nord trois jours plus tard. En quelques jours, le pays entier est paralysé 

par trois millions de grévistes. Plus de transports. Des sabotages se multiplient çà et là. Des groupes armés 

surgissent. 

 

Tout est prêt pour la révolution. Comme en Espagne en 1936. [   ] 

 

Le 19 novembre, Ramadier démissionne en pleine crise. À défaut de Blum qui nلobtient pas lلinvestiture de 

la Chambre, cلest au modéré Robert Schuman que Vincent Auriol sلadresse pour former un gouvernement. 

Au fond, le président de la République nلest pas mécontent que ce soit un démocrate chrétien qui monte au 

créneau pour affronter les grévistes et « sauver la République ». 

Schuman est assisté, à lلIntérieur, par le socialiste Jules Moch, énergique et déterminé, mais qui ne cache 

pas que la situation est désespérée, vu le peu de moyens en forces de lلordre dont il dispose. 

 

George Marshall écrit à Truman : 

 

« Je me fais beaucoup de souci à propos de cette lutte pour le pouvoir en France. 

 

Thorez vient de rentrer de Moscou ; le Kremlin lui a promis du blé. 

 

Nous risquons de perdre la France. Les deux prochaines semaines seront cruciales. Il faut tout faire pour 

empêcher un coup dلÉtat communiste. » 

 

Et lلambassadeur américain à Paris de renchérir : 

 

« La grève générale en France est supervisée par un agent spécial du NKVD. Les communistes jouent le 

tout pour le tout. » (Nerin Gun, Les archives secrètes américaines, t. II, 1983, p. 115) 

 

Le 27 novembre est créé un CONSEIL NATIONAL DE GRÈVE, composé exclusivement de cégétistes 

aux ordres de Moscou. 

 

Le lendemain, la nouvelle de la mort accidentelle du général Leclerc, en inspection en Afrique du Nord, 

consterne le  chef du gouvernement : 

 

« Encore cela ! » soupire-t-il. Le 29 novembre, des débats sلouvrent à la Chambre sur le vote des mesures à 

prendre dلurgence. 

 

À peine Schuman a-t-il pris la parole que des vociférations sلélèvent de lلextrême-gauche : 

« Vous avez soif de sang », hurle un député communiste. « Salaud ! Chien couché ! Officier boche ! » crie 

Duclos. 

 

Les insultes pleuvent, tandis que les députés communistes, par dلinterminables discours et amendements, 

sلefforcent pendant quatre jours de retarder le vote. Dans le pays, lلagitation semble se développer suivant un 

plan stratégique préparé dلavance. 

 

Dans la nuit du 2 au 3 décembre, lلexpress Paris-Tourcoing déraille aux environs dلArras. 

 

Lلenquête révèle un attentat communiste. Le bilan effraye lلopinion : vingt-quatre morts et une trentaine 

de blessés. 

 

Le 4 décembre, les R. G. de Tours font état dلun projet dلinsurrection pour le 10 (Lلannée 1947, sous la 

direction de Serge Berstein et Pierre Milza, 2000, p. 396). 

 

Pour donner le change, on négocie au sommet. 

 

Le dimanche 7 décembre, le bureau de la CGT au complet se rend chez le ministre du Travail, Daniel 

Mayer, qui propose lلoctroi dلune prime de 1500 francs à tous les salariés. 

 

Mais le délégué général Benoît Frachon refuse lلaccord et transmet à ses troupes le mot dلordre : 

« Tout est rompu, grève générale demain. » 

 

Le lendemain, la Sainte Vierge intervenait en personne, dans un petit village perdu de Touraine : 

LلIle-Bouchard. 

 

Au moment où des catholiques "engagés" rêvaient de réformes de structures et de militance syndicale au 

coude à coude avec les communistes, le Ciel se manifestait dans une vieille paroisse de Chrétienté, tenue par 

un excellent prêtre qui avait trois amours dans le coeur : 

 

sa paroisse, la Très Sainte Vierge et lلEucharistie, 

 

comme lلa établi un colloque tenu en décembre 2004 à LلÎle-Bouchard 

(Le message de LلÎle-Bouchard, mémoire et espérance, p. 75-113). 

 

Cلest dans ce cadre traditionnel, paroissial, familial, que sortit le salut de la France. 

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