LAICITE ET VERITE

LAÏCITE  ET  VERITE  

 

LAÏCITE ET VERITE 

LA SEPARATION DE L'EGLISE ET DE L'ETAT 

 

N° 5 āFEVRIER-MARS 2006 

 

Laïcité et Vérité ā BP 72 054 - 59702 Marq-en- Baroeul 

 

LES INVENTAIRES 

 

6 mars 1906 

 

Géry Ghysel  s'effondrait, mortellement atteint d'une balle homicide, en s'opposant, par la force à l'inventaire 

de son église paroissiale de Boeschèpe. 

 

Citation de La Croix du Nord 

 

« Alors il faut du sang pour que le minotaure maçonnique s'apaise ? 

 

Vous êtes servis sectaires ? 

 

Le sang vient d'arroser les plaines flamandes. 

Sang plébéien, sang généreux, sang de martyr de la foi et de la liberté, 

Retombe sur la tête des misérables auteurs de ces guerres religieuses. » 

 

Quand le Préfet du Nord interdit le Sacré-Cضur sur les drapeaux. 

 

Le 13 juin 1901, le préfet du Nord écrit aux sous-préfets : 

 

« Sur divers points du département à l'occasion de la fête religieuse dite du « Sacré Cضur » 

 

Exhibition doit être faite de drapeaux tricolores ornés au milieu de la partie blanche de l'image du Sacré Cضur. 

Je vous rappelle conformément d'ailleurs aux termes d'un arrêt de cassation en date du 23 janvier 1896 que le 

drapeau tricolore qui porte sur ses couleurs un emblème religieux ne saurait être considéré comme le drapeau 

national ni comme l'insigne d'une société autorisée. 

L'exhibition dont il s'agit constitue dès lors une contravention à l'arrêté réglementaire en vigueur et je vous 

invite à donner immédiatement les instructions nécessaires pour qu'elle ne soit pas tolérée. » 

Un procès-verbal sera d'ailleurs dressé à une vaillante habitante de Dunkerque, pour avoir exposé un drapeau 

français frappé du Sacré Cضur, tel que la loi l'interdit. 

 

La Croix du Nord du 8 décembre 1905 

 

Nous sommes le 8 décembre 1905 ; le lendemain de l'adoption de la loi par le Sénat et la veille de sa 

promulgation par le président de la République. Le quotidien catholique, la Croix du Nord titre en Une : 

« Consumatum est » (« tout est consommé. », 

reprenant ainsi les derniers mots du Christ agonisant sur la Croix. 

 

Le vote de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat est alors dans tous les esprits. Albert de Mun, alors 

membre de l'Académie française, tente de sensibiliser son électorat par une véritable accusation sans 

concession de cette loi inique. 

 

« C'est fait. « Prisonniers de leur parti » comme l'a dit M. Clémenceau, les sénateurs, courbés sous le 

despotisme maçonnique, ont malgré les courageux efforts d'une éloquente minorité, enregistré du Grand 

Orient, formulé par les députés, un texte législatif. 

 

Ainsi, par la volonté de 341 députés et de 181 sénateurs, dont les trois quarts maudissaient au fond de leur 

cضur cette détestable aventure, grâce à la coupable faiblesse de trois hommes qui en condamnaient la folie, 

l'apostasie officielle de la France est proclamée. 

 

Les noms de Messieurs Loubet, Rouvier et Delcassé resteront, comme ceux des coupables sur l'écriteau du 

pilori, gravés sur l'écrit officiel de ce grand attentat. 

 

L'évènement d'hier est le plus grave qui se soit, depuis un siècle, accompli dans notre histoire, plus grave que 

les révolutions successives, plus grave que la grande guerre elle-même ; car celle-ci, en changeant les régimes, 

en mutilant la patrie, laissait du moins la vieille France chrétienne debout dans la force de sa tradition. 

 

Depuis hier, il y a encore une France catholique, il y a encore des catholiques français. 

 

Mais la nation française est, par ses représentants, rayée du nombre des Etats catholiques. 

 

C'est une inexprimable douleur pour ceux qui donnèrent toute leur vie à une seule idée, 

l'union de la France et de l'Eglise. 

 

et c'est aussi, pour tous, un sujet de poignante angoisse, car les peuples ne déchirent pas sans de cruelles 

expiations le livre de leur destinée. » 

 

Conclusion : 

 

« La République est perdue si l'Etat ne se débarrasse pas de l'Eglise, 

S'il ne désenténèbre pas les esprits du dogme. » 

 

Jules Ferry 

 

Ce rappel historique confirme que le combat contre le mariage pour tous prend sa source dans les loges 

maçonniques, spécialement dans le Grand Orient. 

 

Amis lecteurs, comprenez maintenant ce que sont 

« les valeurs de la République française. » 

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