CONNAISSANCE DU BOUDDHISME

CONNAISSANCE DU BOUDHISME


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Les ignobles vérités du Bouddhisme


Publié le 21 février 2014 par bibliothequedecombat


« Les divinités courroucées du bouddhisme tibétain et mongol relèvent d'une violence symbolique dont on
peut se demander si elle constitue le retour du refoulé, un exutoire à la violence réelle, ou au contraire son
reflet, voire sa cause profonde. Il faut bien avouer qu'au cours de son histoire mouvementée, le bouddhisme a
bien souvent été du côté du manche. Car avec ses pouvoirs occultes, sa magie noire, il dispose d'armes
surhumaines capables de détruire les démons. Qui sont les démons ? [...] Dans chaque camp, des prêtres
tantriques ourdissent des sorts.
Bien sûr il faut choisir le camp de l'opprimé. Mais à long terme toute cette béatification aura des effets
négatifs, quand on s'apercevra que le bouddhisme d'Hollywood est un mythe. »
Bernard Faure – Professeur d'Histoire des Religions – Université de Stanford, Californie.
Le bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d'une aura de respect et de déférence, ceci participant
de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la
réalité des faits. L'histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d'avoir été la douce et bienfaisante école
diffusant les préceptes du Bouddha (l'Eveillé), fut une entreprise qui ne dérogea pas à la règle commune de
toutes les institutions religieuses mondaines, et épousa, avec un enthousiasme certain qui se traduira par des
exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l'agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte
d'une ouverture « non-dualiste » à l'ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu
pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances
déviées du chamanisme.
Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé
un pouvoir s'imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En
effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles,
fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif : « Dans le Tibet, les prêtres
détiennent la toute puissance, il s'agit d'une théocratie authentique où les pouvoirs absolus sont entre les mains
d'un dieu réincarné. Les lamas ne sont plus seulement les juges, les instituteurs et les médecins, ils sont encore
les plus riches propriétaires fonciers, les chefs politiques; outre les revenus qu'ils retirent des fermiers, ils
exigent cadeaux et monnaies pour toute visite rituelle, toute bénédiction, toute cérémonie, la simonie est une
loi rigoureusement appliquéeĀ. » (R. Loup, Martyr au Tibet, Fribourg, 1950) .
De son côté, dans « Visa pour le Tibet », Alan Winnington parlera du lamaïsme comme d'une « religion
mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l'égard
des moines qui n'hésitèrent nullement à s'allier aux nobles pour les exploiter d'une manière scandaleuse. Son
constat sur l'état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient
d'une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu'au sein du dix-huitième siècle, les
écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des
exécutions sommaires d'une rare férocité, ce qui n'est pas sans quelques rapports avec l'univers spirituel du
panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles,
images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles, courbant l'échine devant une religion médiévale chargée
d'un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc),
usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans
l'observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens
propre et figuré) à l'égard des religieux. - Bibliothèque de Combat Tome 2 - Version du 23/11/2014 Page 478
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Il apparaît ainsi, que loin d'avoir été le royaume idéal consacré à « l'Eveil » selon les caduques images
d'Epinal, le Tibet vécut dans l'oppression obscurantiste d'une religion théocratique se distinguant par un
cléricalisme infiniment supérieur aux pires égarements du christianisme ; n'oublions pas que dès le treizième
siècle, l'Empereur Kublai Khan créa le premier Grand Lama qui devait présider tous les autres lamas à l'instar
d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine envoya une armée au Tibet
pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'était alors donné le titre de Dalaï (Océan)
lama, dirigeant l'ensemble du pays (ce n'est d'ailleurs pas une mince ironie de l'histoire que de constater que le
premier Dalaï-lama fut installé par une armée chinoiseĀ).
Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisira les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte, et
détruisit même les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité.
Le Dalaï-lama qui lui succéda poursuivit une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de maîtresses
licencieuses excitées par les pratiques tantriques les plus « endiablées », faisant la fête et agissant d'une
manière peu conforme à une divinité incarnée. Pour cela, ce que nous cachent les pieuses hagiographies des
ignorants bouddhistes occidentaux, il fut éliminé par ses prêtres. D'ailleurs durant 170 ans, malgré leur statut
reconnu de « dieux », cinq Dalaï-lama furent assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans !
De leur côté, loin d'être en reste vis-à-vis de leurs homologues tibétains, nombre des maîtres bouddhistes zen,
ne se sont pas contentés d'être des complices muets du pouvoir impérialiste japonais pendant des siècles, mais
sont devenus, particulièrement à compter de l'ère Meiji (XIXe) des idéologues ardents de la politique
nationaliste, encourageant et légitimant la guerre et les exactions au nom, précisément, du bouddhisme.
Comme l'écrivit un enseignant zen américain, l'ouvrage de Brian Victoria, « Zen en guerre » (universitaire
d'origine néozélandaise, devenu moine dans la tradition Zen, décrivant dans son livre avec précision
l'implication des structures bouddhiques dans la politique expansionniste et militaire japonaise entre les
années 1894-1945), abondamment documenté, fit l'effet « d'un missile à longue portée lancé depuis l'autre
côté du monde qui touche en plein cœur les communautés zen occidentales ».
Ceux-là mêmes (pratiquants zenistes plutôt « alter-mondialistes » héritiers des valeurs de 68) qui croyaient,
naïvement, le bouddhisme indemne des débordements du fanatisme religieux découvrent, avec frisson, que les
écoles zen (Soto shû, Rinzaï shû, Nichiren shû, etc.), lorsqu'elles ne priaient pas pour la gloire de l'empereur et
du Japon, préparaient leurs fidèles à la guerre totale. Ce livre courageux est à lire impérativement par tous
ceux qui s'intéressent à l'histoire du bouddhisme extrême-oriental ainsi qu'à ses dérives. Bénédiction des
drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces
images et ces thèmes réservés à l'Occident ; or les « dits » maîtres de « l'illumination » ont démontré sur ce
sujet un zèle incroyable dans l'exaltation de la guerre génocidaire (Mandchourie, Corée, etc.), du meurtre
systématique, du terrorisme et de la violence sous couvert d'indifférente impassibilité.
La compassion bouddhiste, bien loin de protéger l'Asie de pareilles dérives, participa à la mise en œuvre d'une
idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et ultra-impérialiste. Les plus grands maîtres (Kôdô
Sawaki, Yamada Reirin, Hitane Jôzan), jusqu'au célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et
le Zen.
Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de
centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé
en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « Zen d'entreprise », du Japon en plein essor.
Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme
du Japon éternel » inquiétante. L'Occident n'est donc pas seul, loin de là, à porter la lourde tâche d'une
impérative interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de
s'écouler.
Mais le plus grave est sans aucun doute l'énorme tromperie spirituelle que représente cette prétendue
philosophie de sagesse qu'est le bouddhisme. Entouré d'un prestige tenant à la méconnaissance des
occidentaux à - Bibliothèque de Combat Tome 2 - Version du 23/11/2014 Page 479 sur 741 - l'égard de ses

sources réelles, le bouddhisme est d'une nature bien différente des stupides clichés pour touristes fatigués et
dépressifs en mal d'exotisme qui nous sont généreusement octroyés depuis des décennies par de nombreux
canaux (livres, journaux, revues, télés, films, etc.), sans compter sur le soutien indirect, mais cependant fort
actif et utile, des tenants de la « Tradition » à la mode guénono-schuonienne qui nous chantent sur un air usé
jusqu'à la corde qui est devenu aujourd'hui risible, le lassant et mensonger refrain de « l'unité transcendante
des religions ».
A ce titre, fort instructive est l'histoire de June Campbell qu'elle a racontée dans un livre émouvant paru en
1996 sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l'espace : sexe,
identité et bouddhisme tibétain], June Campbell qui joua un rôle important auprès d'un maître extrêmement
vénéré du bouddhisme tibétain puisqu'elle fut l'interprète du célèbre Kalou Rinpoché. Etant directement à son
service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante
dans ces écoles, et était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service
de ce très digne moine.
Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle
( il était un « chaste » moine portant la robe et visiblement astreint à leurs voeux), puis les relations sexuelles
avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme courante de la polyandrie répandue
dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse, beaucoup plus jeune évidemment et aux
charmes « spirituels » supérieurs, fut introduite dans l'intimité des deux hommes et June dut accepter la
nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément sans doute en raison de quelques excessives "ascèses "
sexuelles).
A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable Kalou, June mit près de quatorze années avant
de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais
l'histoire d'une douloureuse souffrance. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations
qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples ; June se sentit, selon
ses mots, « abused » (abusée, flouée, trompée), et mit longtemps pour se reconstruire.
Rappelons pour les moins avertis, que le fameux Kalou Rinpoché était sans doute le moine le plus réputé en
Occident dans son école. Il était, et est reconnu comme un véritable « bodhisattva », beaucoup d'occidentaux «
abusés », et non des moindres, s'étant mis à l'école de ce maître tantrique dispensant les fondements du
Vajrayana. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant, et on imagine sans peine ce que cela doit être que
de suivre aveuglément des maîtres encore moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience.
On remarquera, alors que des milliers d'occidentaux en rupture avec leur propre tradition, ne se signant jamais
lorsqu'ils rentrent dans une église, ne récitant aucune prière chrétienne, totalement étrangers aux fondements
doctrinaux du christianisme, vivants leurs existences comme des athées stupides, se précipitent sans
discernement aucun aux pieds du moindre lama aviné et libidineux, (parfois de jeunes enfants incultes ou des
adolescents boutonneux beaucoup plus intéressés par les mœurs « engageantes » des jeunes dévotes
européennes pour le « coup » (sic) authentiquement « libérées », ou des lucioles de la société marchande ), et
que ce type de dérives tantriques qui conduisent, sous prétexte de libération spirituelle, à des situations
psychologiques tragiques, n'est pas sans faire écho à ce qui se produisit par exemple dès les années 30 pour
Jean Marquès Rivière, qui travaillait pour le journal Le Voile d'Isis dans lequel publiait l'élite occultiste de
l'Europe et dont l'un des rédacteurs principaux était René Guénon, qui accomplira un rituel tantrique (« avec
du sang et de l'alcool »), qui le laissa possédé par une déité tibétaine. Ce fut seulement par l'intervention d'un
exorciste catholique qu'il put être libéré de la possession, faisant que par gratitude il se convertit au
christianisme.

 

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