Abbé LEFRANC, UN VOYANT

 

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En 1792, l'Abbé Lefranc (valeureux combattant anti-maçonnique, et qui sera massacré, martyrisé la même année), écrit, dans, "Conjuration contre la Religion Catholique & les Souverains, dont le projet, conçu en France, doit s'exécuter dans l'univers entier. Ouvrage utile à tous les Français."

(Rappel : ce qui suit fut écrit en 1792)

 

Que doivent se promettre les États qui protègent les sectaires et les philosophes modernes.

Le tableau que nous offre la France, sera nécessairement celui de tous les royaumes qui favoriseront les nouvelles doctrines. L'autorité y tombera dans l'avilissement, la majesté du trône y sera foulée aux pieds, le crime y sera impuni, les propriétés envahies, la force publique sans exercice, l'innocence opprimée, la justice sans vigueur, tous les vices en honneur ; les lois ne seront publiées que pour faire la terreur de ceux qui les respecteront.

 

L'intrigue, l'orgueil, l'intérêt, ouvriront le chemin aux premières places de l'Etat, on s'y soutiendra par le crime & l'injustice, on abusera de l'autorité dont aura été revêtu, pour faire le malheur de tous ceux qui y auront recours.

 

On s'attribuera les fonds publics, on les dissipera pour soudoyer des factions, on déclamera contre des vices anciens, pour détourner les yeux de dessus les forfaits inouïes dont on se sera souillé ; on s'environnera de tous les hommes, usés dans la crapule & la débauche, de tous les brigands accoutumés aux grands crimes, & pour lesquels il n'y a rien de sacré ; on aura l'air de poursuivre avec une sévérité outrée, des fautes légères contre l'ordre public, & on ne voudra pas seulement examiner les crimes qui saperont les fondements de l'Etat.

 

On éloignera le crédit, la fortune publique, les meilleurs citoyens, les plus habiles artistes ; on privera l'Etat de toutes ses ressources, et on dira qu'il est régénéré, que la liberté y règne, que chacun y vit heureux.

 

Les principes de la morale seront combattus, la religion véritable y sera proscrite pour faire place à l'erreur & à toutes les hérésies ; les mœurs y seront corrompues, le vice y jouira des honneurs dus à la vertu, & on dira que la vérité aura été ramenée sur la terre ; que le flambeau de la philosophie aura éclairé les hommes ; et que les philosophes doivent être honorés comme des dieux, pour tous les biens dont ils auront enrichi le genre humain.

 

Les temples dédiés à la divinité, changeront de destination, et seront consacrés à la philosophie pour servir de panthéon, dans lequel les théosophes recevront les hommages que la patrie reconnaissante leur aura décernés.

On exigera des serments, on poursuivra impitoyablement ceux qui auront la délicatesse de ne pas vouloir les prêter, & on se fera soi-même un jeu de les enfreindre, ou de les mépriser.

 

On élèvera fort haut les noms de probité & de vertu, et on n'aura ni bonne foi ni justice. On promettra tout, et on ne tiendra rien ; on se fera un devoir d'écraser les âmes vertueuses, et de favoriser, d'honorer même ces cœurs flétris par l'habitude du crime, dont l'existence est un fardeau pour un Etat, et un objet d'exécration pour les citoyens attachés au bonheur de leur patrie.

 On affectera de détruire tout ce qui aura appartenu à l'Ancien Régime, pour mettre à la place, des institutions nouvelles, infiniment plus coûteuses à l'Etat ; on dira que l'on ne veut régner que par les lois, & on les enfreindra ouvertement, ou on permettra qu'on les viole pour opprimer ceux dont la vertu est un reproche qui confond les impies.

 

On tiendra les discours les plus capables de faire illusion au peuple & d'enchaîner sa force, et on agira en secret, de manière à le faire succomber sous l'oppression & le vice ; car de quoi n'est-il pas capable lorsqu'il n'a plus de barrières qui l'arrêtent ?

 

Dans tous les temps on a vu des hommes qui se disaient magiciens, devins, alchimistes, et qui profitaient de la faiblesse & de l'ignorance des peuples pour les voler, les tromper & en faire des dupes ; mais où a-t-on vu une nation entière obsédée par des illuminés, des visionnaires, des mystiques, des jongleurs, des escrocs, des brigands, aveuglée par ces êtres malfaisants qui l'enivrent de leurs poisons, qui la dépouille de ses richesses, qui la rendent le jouet de ses voisins, qui lui font croire que l'esclavage est la liberté, & celle-ci l'esclavage ; qui lui mettent en main des armes pour combattre contre Dieu, qui lui font renverser ses temples & ses autels, qui lui persuadent d'éloigner de son sein, ceux qui par état prient pour sa prospérité, qui troublent la paix des familles & soulèvent les époux contre les épouses, les pères & mères contre leurs enfants, et ceux-ci contre le sein qui les a nourris, et contre la maison qui leur a servi de berceau ?

 

Où a-t-on jamais vu une épidémie des esprits, attaquer tous les membres d'une grande société, paralyser toutes les langues, étouffer toutes les voix, faire tomber dans le délire toutes les têtes, attiédir tous les cœurs, énerver tous les courages ?

 

Où a-t-on vu une maladie si dangereuse, faire des ravages si étendus, que depuis le trône jusqu'à la chaumière, depuis le roi jusqu'au berger, il n'y ait pas un seul être qui ne fasse entendre des plaintes amères & des gémissements profonds ?

 

O France ! toi qui tenais le premier rang parmi les royaumes de l'Europe ; toi dont on empruntait les mœurs, le langage, le bon goût ; toi qui étais le séjour des beaux-arts & des sciences ; toi dont le gouvernement était l'image de celui des patriarches ; toi dont la gloire était connue jusqu'aux régions les plus éloignées de l'univers ; toi qui régnais dans l'abondance & la félicité ; tous les peuples de la terre étaient tes tributaires, et tu t'enrichissais par ton commerce & par tes échanges ; tu avais obtenu la liberté des mers ; ton pavillon y était respecté ; ton alliance était recherchée par les peuples les plus puissants ; tu pouvais jouir en paix des fruits de la victoire & des triomphes que tu avais remportés ; comment es-tu tombée en un jour du faîte de la grandeur & de la gloire, dans l'esclavage & l'avilissement ! Comment as-tu souffert que des fanatiques obscurs vinssent dépouiller ta Noblesse de ses titres, les prêtres du Très-Haut, de leurs propriétés sacrées, le peuple de son commerce & de la paix dont il jouissait !

 

Avant que tu tombes dans l'abîme où une chute rapide va te précipiter, France ! Réveille-toi de ton assoupissement léthargique ; rappelle-toi ce que tu as été, et cesse enfin de te laisser dominer par des factieux & des sectaires qui n'auraient jamais dû obtenir ta confiance, et qui ont trop abusé de l'ascendant que tu leur as laissé prendre. [...]

 

Qu'il est à craindre que les maux qui font déserter la France, ne soient jamais réparés, si ses habitants refusent de reconnaître que la main invisible qui les frappe, ne les a affligés, appauvris, que pour les punir d'avoir abandonné le Seigneur, d'avoir abjuré sa religion, renoncé à son culte, méprisé ses préceptes pour se repaître des fausses espérance dont l'impiété des philosophes les enivre, & s'attacher à des charlatans & des empiriques, à des visionnaires & à des illuminés que l'enfer semble avoir suscité pour faire la guerre à Dieu, lui enlever l'empire qui lui appartient sur toutes les créatures, & faire cesser les hommages que l'on rendait en tous lieux à son saint Nom.

 

Réfléchissez-y, Français, bientôt vous n'aurez plus de Dieu, de roi, de religion, de patrie, de morale, de vertus, de fortune, de ressources ; si vous continuez à ajouter foi à ceux qui vous trompent, qui sont les artisans de vos malheurs, & qui ne seront satisfaits que lorsque la corruption & le désordre de vos familles, ne vous laisseront d'autres ressources à vos maux, que le désespoir de ne pouvoir y remédier.

Je le rappelle, en refus de Mt.21:42-44, la Révolution et la République, ne sont pour la France et les Français, que la plus logique et tragique mise en œuvre de Dt.28:15-68.

Être Franc, c'est être affranchi par La Vérité. Jn.8:32.

Vive le Très Chrétien Royaume Franc.

 

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