LE SUICIDE DE LUTHER

LE  SUICIDE  DE  LUTHER  

 

LE SUICIDE DE LUTHER 

OU 

LE NOUVEAU JUDAS 

 

Voici le texte dans son intégralité 

 

Bulletin des amis de saint François de Sales ā N° 127 

 

C.P. 2016 -1950 ā SION 2 

 

Martin Luther avait commencé ses études de droit, le 20 mai 1505, à l'Université d'Erfurt. Hélas ! à quelques 

temps de là, il rencontra son ami, Jérôme Buntz, une querelle s'ensuivit, un duel s'engagea et Luther  tua son 

compagnon. En juin de cette même année, inquiet des suites de ce meurtre, Martin se rendit chez son 

protecteur et  ami, Jean Braun, vicaire collégial à Eisenach, pour lui demander conseil. Ce dernier l'engagea à 

entrer en religion pour éviter les suites judi-ciaires de l'affaire et le 17 juillet 1505, il entra au couvent des 

Ermites de St-Augustin, à Erfurt. Il bénéficia ainsi du droit d'asile, reconnu alors par la justice civile. Son 

premier traité, rédigé par lui-même, porte, comme titre : «Sur ceux qui se réfugient dans les églises, fort utile 

pour les juges séculiers comme pour les recteurs d'une église et les prélats des monastères». Il parut en 1517 

anonymement puis en 1520 sous le nom de Luther. Il est rappelé que celui qui tue sans avoir été ennemi, par 

erreur ou sans préméditation, n'est pas coupable selon la loi de Moïse. 

Mais dans son monastère, Luther ne trouva pas la paix de l'âme. Sa vocation, bien discutable, a été plus le 

résultat d'une peur que d'un appel divin ou d'un amour de la prière et de la solitude. 

 

De par son tempérament héréditaire, complété par son éducation familiale, Martin était doué d'un caractère 

violent et emporté, de type primaire, qui, à la première impulsion venue, fonce dans d'action sans réfléchir, 

associé à une âme scrupuleuse qui rumine, longtemps après avoir agi, sur l'erreur ou la faute qu'il n'aurait pas 

fallu commettre et qui pouvait être évitée avec un peu de réflexion. C'est un type d'humanité fort répandu en 

ce bas monde et qui ne devait pas provoquer une angoisse suicidaire, bien évidemment. 

 

Un meurtre commis au cours d'une rixe, sans doute plus accidentel que prémédité, n'aurait jamais dû 

provoquer cette crise qui ne fit que s'accentuer au cours de son existence jusqu'au suicide final. Il faut y 

ajouter autre chose. 

 

Un psychanalyste freudien, M. Roland Dalbiez, a naguère publié une étude sur, dans laquelle il soutient une 

thèse bien étrange. Il attribue à Luther, dit-il, «...une névrose d'angoisse très grave, tellement grave qu'il y a 

lieu de se demander si elle n'était pas celle d'un état limite aux frontières entre la névrose d'une part,  le raptus 

suicidaire ou l'automatisme téléologique anti-suicide d'autre part. Il ne choisit pas l'une ou l'autre de ces 

solutions; celle à laquelle il aboutit sort de son inconscient et s'impose à lui de façon nécessitante...». Nous 

avons souligné les expressions qui tendent à nier la liberté humaine dans ce texte d'un psychanalyste, ce qui 

est tout à fait conforme à la pensée de Freud. 

 

Pour échapper à la voix de sa conscience,  pour étouffer en lui l'angoisse naissante, Luther a repris une thèse, 

attribuée faussement à saint Augustin, sur la justification par la foi seule, sans les ضuvres, grâce au sacrifice du 

Christ qui a porté sur lui les péchés des hommes. 

 

Voici le texte de Luther : 

 

«Il faut regarder le Christ en qui, lorsque tu verras que tes péchés sont attachés, tu seras en sécurité vis-à-vis 

des péchés, de la mort et de l'enfer. Tu diras en effet : mes péchés ne sont pas miens, car ils ne sont pas en 

moi, mais ils sont en un autre, à savoir dans le Christ, donc ils ne pourront pas me nuire. Il faut en effet un 

effort extrême pour pouvoir saisir ces choses par la foi et les croire au point de dire : J'ai péché et je  n'ai pas 

péché, afin que soit vaincue la conscience, cette dominatrice très puissante qui souvent a entraîné les hommes 

au désespoir, au couteau ou à la corde. Il est connu l'exemple de cet homme, qui, tenté par sa conscience, 

disait : Je n'ai pas péché. En effet la conscience ne peut être tranquille que si les péchés sont éloignés de son 

regard. Il faut ainsi qu'ils soient éloignés de ton regard de telle façon que tu regardes non pas ce que tu as fait, 

non pas ta vie, non pas ta conscience, mais le Christ...» (In Esaïam prophetam scholia, chap. 53). 

 

Par ce texte, M. Dalbiez prétend démontrer que Luther a essayé d'échapper à l'angoisse grâce à ce qu'il appelle 

un «automatisme téléologique anti-suicidaire». Nous avons beau relire ce texte, nous n'y trouvons rien 

d'automatique, mais un raisonnement bien sophistiqué : un refus de la vérité qui pourtant saute aux yeux : J'ai 

péché, mais je ne veux pas le reconnaître. Il faut un effort extrême, un «maximus labor» pour affirmer le 

contraire de ce que l'on sait bien être vrai. C'est une manière de s'enfoncer dans le mensonge et on a beau 

s'autosuggestionner pour s'admirer pur de toute faute ou erreur, la conscience reste la même, comme l'ضil qui 

regardait Caïn au fond de la tombe qu'il s'était creusée lui-même. Fixée dans notre esprit, cette conscience 

n'est pas autre chose que la voix du bon sens et de la raison. D'ailleurs M. Dalbiez reconnaît que «son 

adhésion à la doctrine de la justification par la foi spéciale seule ne l'a pas totalement rassuré; en un sens, on 

peut dire qu'il n'a jamais réussi à y adhérer complétement.» Nous avons souligné les adverbes «totalement» et 

«complètement». Ils montrent bien les difficultés de la thèse freudienne. 

 

Si Luther s'est fabriqué son propre système religieux et moral, il sait bien que c'est un mensonge, il ne peut 

pas y adhérer du tout. C'est l'attitude d'un enfant qui dit à sa mère en rougissant : «Ce n'est pas moi !», tout 

inquiet de savoir si son mensonge «prendra». 

 

Cette haine contre la conscience ne peut pas être d'origine divine ni humaine; elle suppose une tentation 

démoniaque. Satan sait très bien qu'en dressant une âme contre la voix raisonnable de sa conscience, il s'en 

rend maître. 

 

M. Dalbiez continue : «Il faut sans cesse lutter contre elle (la conscience), car elle menace toujours d'acculer 

au désespoir, de contraindre l'homme à s'ouvrir la gorge ou à se pendre.» La menace ne vient pas de la 

conscience, mais d'une attitude de refus devant son dictamen : «à tout péché miséricorde. Une faute  avouée est 

déjà pardonnée». La paix de la conscience suit l'acte de reconnaissance de la faute. Mais si l'on nie avoir été 

coupable, on se drape dans un orgueil absurde et la faute non avouée et donc non pardonnée nous poursuit 

inéluctablement, elle devient idée fixe, puis source de névrose et il ne reste plus que le suicide pour échapper 

au regard de sa conscience, c'est-à-dire de Dieu. On appelle cela une fuite en avant. 

 

Examinons cette marche à l'abîme que fut la vie de Luther. Nous avons sur ses crises d'angoisse le témoignage 

de Mélanchton : «Souvent lorsqu'il pensait attentivement à la colère de Dieu ou aux étonnants exemples des 

châtiments divins, il était frappé subitement par une terreur telle qu'il perdait presque connaissance.  

 

Moi-même je l'ai vu prenant part à une discussion doctrinale, saisi de consternation du fait de son application, 

s'allonger sur un lit dans une chambre voisine où il mêlait à une invocation ce verset, souvent répété : "Dieu a 

enfermé tous les hommes dans le péché pour faire miséricorde à tous"». Luther s'efforce ici de rejeter sur Dieu 

la responsabilité des fautes. Or les hommes ne sont pas enfermés dans le péché; ils ont la liberté de repousser 

les tentations; ils ne sont pas prisonniers d'un «serf-arbitre», comme l'a affirmé Luther. Cochlacus nous 

raconte une crise qui avait saisi Luther quand il était moine. Assistant au chضur à la lecture de l'évangile du 

possédé, dans saint Marc, il s'écroula à terre en criant : «Ce n'est pas moi, ce n'est pas moi !» 

 

Dans un fragment de «Propos de Table», on nous rapporte une conversation de Luther avec M. Léonardt, 

pasteur de Güben, en l'année 1451 : «Il nous dit que, alors qu'il avait été prisonnier, le diable l'avait 

méchamment tourmenté et avait ri de bon cضur lorsqu'il avait pris un couteau dans sa main, car il lui avait dit : 

 

"Eh bien ! tue-toi !" Aussi lui avait-il fallu souvent jeter le couteau loin de lui. De même lorsqu'il avait vu par 

terre du fil, il l'avait ramassé et en avait tant assemblé qu'il avait pu en faire une corde à laquelle il pouvait se 

pendre. Et même, le diable l'avait poussé à un tel point qu'il n'avait plus été capable de réciter le Notre Père ni 

de lire les Psaumes qui, d'habitude, étaient pourtant si bien connus de lui. Alors le docteur Luther lui répondit 

: Cela m'est également arrivé souvent, que lorsque j'ai pris un couteau en main, de telles mauvaises pensées 

me sont venues à l'esprit et que souvent je n'ai pu prier et qu'alors le diable m'a chassé de ma chambre...» 

«Il est impossible, conclut M. Dalbiez, de contester que Luther a été torturé par l'idée de se suicider... Le libre 

arbitre étant submergé, il ne s'agit plus d'une tentation, mais d'une impulsion morbide...» Affirmer que le libre 

arbitre est submergé, c'est équivalemment dire que la grâce de Dieu ne peut plus sauver le pécheur, puisque 

cette grâce s'adresse toujours à notre liberté. C'est donc un blasphème contre Dieu. 

 

Poursuivons cette enquête. 

 

Luther est resté, jusqu'à sa mort, professeur d'Écriture Sainte à Wittenberg. Parmi ses élèves, le jeune Jérôme 

Weller était son disciple de prédilection. Il était lui aussi porté à la mélancolie, plongé dans une tristesse 

morbide dont il avait du mal à sortir. Luther lui envoie ses conseils : «Toutes les fois que le démon te 

tourmentera par ces pensées de tristesse, recherche aussitôt la société de tes semblables, ī ou mets-toi à boire 

ou à jouer, dis des gaudrioles, cherche à te divertir. Il faut même quelquefois faire un péché par haine et par 

mépris pour le diable, afin de ne pas lui laisser l'occasion de nous créer des scrupules pour rien...» «Et quelle 

autre raison crois-tu que j'aie de boire de moins en moins d'eau, d'avoir de moins en moins de retenue dans 

mes paroles et d'aimer de plus en plus les bons repas ? Par là, moi aussi, je veux me moquer du diable et le 

tourmenter, lui qui se préparait à me tourmenter et à se moquer de moi ! Oh ! si je pouvais trouver enfin 

quelque bon péché pour berner le diable, pour lui faire comprendre que je ne reconnais aucun péché et que ma 

conscience ne m'en reproche aucun ! Il nous faut absolument éloigner tout le décalogue de nos yeux et de 

notre esprit, nous que le diable attaque et tourmente ainsi...» 

 

Dans un commentaire sur l'Épître aux Galates de 1535, Luther se demande comment la loi a été abrogée. Il 

s'agit, nous le savons bien, de la loi mosaïque. Voici ce qu'il répond : «Elle l'a été toute entière, sans réserve, 

de sorte qu'elle ne peut plus ni accuser, ni tourmenter le fidèle, doctrine de la plus haute importance, qu'il faut 

prêcher sur les toits, car elle porte la consolation dans les consciences, surtout aux heures où l'effroi nous 

oppresse. Je l'ai dit souvent et je le répète encore, car on ne le dit jamais assez, le chrétien qui saisit par la foi 

le bienfait du Christ est absolument au-dessus de toute loi, il est affranchi de toute obligation à l'endroit de la 

loi... Lorsque Thomas (saint Thomas d'Aquin) et les autres théologiens de l'École parlent de la loi de Moïse, 

ils disent que ce sont les lois judiciaires et cérémonielles des Juifs qui ont été abrogées, mais qu'il n'en est pas 

ainsi des lois morales (c'est-à-dire du Décalogue). Ils ne savent pas ce qu'ils disent...» 

 

Il y a donc chez Luther deux affirmations qui semblent contradictoires, mais qui en fait se complètent bien. Il 

commence par affirmer que l'homme est enfermé dans le péché, qu'il ne peut échapper à sa conscience qu'en 

reportant le péché sur le Christ. Aveu d'impuissance humaine en vue du Bien, négation du libre arbitre. Dans 

un deuxième temps, il revendique une libération à l'égard des lois morales. Il oppose donc un refus à un ordre 

naturel pensé par Dieu et inscrit dans notre nature, un refus de tout dictamen de la raison exprimé par la 

conscience. Il veut pouvoir se laisser emporter par les passions déraisonnables et violentes et étouffer en 

même temps les reproches de sa conscience sous des mensonges et des sophismes dont il ne peut être dupe. 

C'est la quadrature du cercle. Il ne reste plus qu'une désespérance définitive à laquelle il n'y a plus moyen 

d'échapper. 

 

Un jour, quelque temps avant sa mort, Luther était assis par une belle soirée d'été sur un banc solitaire au fond 

de son jardin à Wittenberg. Son épouse, Catherine Bora, vint l'y rejoindre. Il était plongé dans un morne 

silence; sa pensée avait pris la direction du ciel. Il s'écria tout à coup : «Ô beau ciel, je ne te verrai jamais !» 

 

La malheureuse Catherine Bora, terrifiée de ce qu'elle venait d'entendre, se leva et s'approchant de lui : «Si 

nous revenions en arrière ? dit-elle d'une voix tremblante ī Non, répondit Luther, inutile d'y songer Pourquoi 

donc ? ī Parce que le char a marché trop loin dans la boue». Et l'infortuné, pour fuir la vue de ce ciel qui 

excitait son âme à tant de remords, se leva et alla s'enfermer dans sa demeure. La grâce de Dieu avait pourtant 

passé à ce moment par une réflexion de son épouse. Hélas ! 

 

Folie obsédante qui ne le quitta plus, son désespoir lui rongeait le cضur. «Le malheureux voulait parfois, écrit 

Ed. Drumont, chercher un refuge dans la prière, mais il ne le pouvait plus. Sa prière même était un cri de 

haine : Je ne puis prier sans maudire et si je dis : Que ton Nom soit sanctifié, je reprends : Maudit, damné soit 

le nom du papiste ! Si je dis : Que ton Règne arrive ! je reprends : Maudite, damnée, anéantie soit la papauté ! 

Si je dis : Que ta Volonté soit faite, je reprends : Maudits, damnés soient les desseins des papistes ! Voilà ma 

prière...» 

 

La vie de l'apostat était devenue un véritable enfer. Il redoutait la mort tout en l'appelant de ses vضux. «Le 

monde est saoul de moi et je suis saoul de lui, déclarait-il. Le divorce sera bientôt fait... Ah, s'il y avait là un 

Turc pour me tuer !...» 

 

Dans ses Propos de table, il avait écrit : «Le diable conduit d'abord les hommes à la désobéissance et à la 

trahison comme Judas, il les pousse ensuite au désespoir de sorte qu'ils finissent par se pendre ou s'étrangler.» 

 

Car la voix du diable «a un son si terrible qu'il arrive que des hommes, après un colloque nocturne avec le 

Démon, sont trouvés morts le lendemain, ce qui faillit souvent, ajoutait-il, m'arriver à moi-même.». Ces 

réflexions montrent combien cet homme avait une vue juste sur son propre itinéraire. Il est bien vrai que le 

suicide n'est  pas nécessairement ni toujours un acte de folie, il peut être aussi un acte de suprême lucidité dans 

la possession démoniaque. 

 

Voici le récit de sa mort fait par son domestique, Rudtfeld, récit publié par le savant Sédulius en 1606 : 

 

«Martin Luther se laissa vaincre par son intempérance habituelle et but avec tant d'excès que nous fûmes 

obligés de l'emmener absolument accablé par l'ivresse et de le coucher dans son lit... Le lendemain nous 

revînmes près de notre maître pour l'aider à se vêtir, selon notre habitude. Nous vîmes alors, ô douleur, notre 

dit maître Martin pendu à son lit et misérablement étranglé. Nous annonçâmes aux princes, ses convives de la 

veille l'exécrable fin de Luther. Ceux-ci, frappés de terreur comme nous-mêmes, nous engagèrent aussitôt par 

mille promesses et par les plus solennelles adjurations, à garder avant tout, sur cet événement, un profond et 

éternel silence afin que rien ne fût divulgué; ils nous demandèrent ensuite de détacher du licou l'horrible 

cadavre de Luther, de le mettre dans son lit et de répandre parmi le peuple que son maître avait subite¬ment 

quitté la vie.» 

 

Le docteur de Coster, appelé, constata la bouche convulsée, le côté droit du visage noir, le cou rouge et 

déformé comme s'il avait été étranglé. On peut vérifier ce diagnostic sur une gravure établie le lendemain de 

sa mort par Lucas Fortnagel et publiée par Jacques Maritain dans son ouvrage : «Trois réformateurs» à la page 

49. 

 

Son ami et disciple, Jérôme Weller, était tombé lui aussi dans une profonde mélancolie, malgré ou plutôt à 

cause des mauvais conseils que lui avait donnés Martin Luther. «Dans un état aussi désespérant, disait-il, un 

païen ne manquerait pas de recourir au suicide». C'est ce qu'il fit. 

 

Dans son livre sur les «Trois réformateurs», Jacques Maritain donne une liste impressionnante des amis, 

compagnons  et premiers disciples de Luther qui se suicidèrent. Ce fut une véritable épidémie. Georges Besler, 

par exemple, un des premiers propagateurs du Luthéranisme à Nuremberg, tomba dans une si profonde 

mélancolie qu'en 1536, il quitta sa femme au milieu de la nuit et s'enfonça un épieu en pleine poitrine. 

 

Il y a une ironie amère dans le spectacle de ces prédicants luthériens qui écrivent des ouvrages de consolation 

contre la peur de la mort et de la colère de Dieu, contre la tristesse, contre le doute à l'endroit de la grâce de 

Dieu et du Bonheur éternel. Ils ne savent comment vanter la consolation qu'apporte le «Nouvel Évangile» 

contre l'angoisse que produirait, selon leurs dires, la doctrine catholique et ils sont forcés d'attirer 

publiquement l'attention sur l'accroissement de la tristesse et des suicides... 

Ils publient des ouvrages comme celui de J. Magdeburgius : «Un beau remède pour adoucir les peines et les 

tristesses des chrétiens qui souffrent» (Lübeck, 1555). 

 

Il est bien vrai qu'un enseignement religieux qui prétend dénier à l'homme son libre arbitre, lui ôte par 

là-même la possibilité du salut éternel de son âme et le voue à la désespérance et au suicide. 

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