PÂQUES NOTRE SEIGNEUR RESUSCITE

 

 

Pâques :

Notre Seigneur ressuscité

et vainqueur du péché, de la mort, et du démon.

 

Chers amis,

Les événements que nous vivons nous incitent à comprendre pourquoi nous sommes attachés à notre Sainte Messe. Les hommes d’aujourd’hui cherchent à combattre le fléau viral par des moyens purement humains, et en profitent pour imposer le silence à Dieu en fermant les églises. L’avertissement1 de Saint Paul, Apôtre, demeure toujours d’actualité :

« Connaissant Dieu, ils ne l’ont ni glorifié ni remercié comme Dieu ; ils se sont au contraire égarés dans leurs vains raisonnements et l’obscurité s’est faite dans leur cœur insensé. Se flattant d’être sages, ils sont devenus fous… »

Nous le savons, toutes les entreprises terrestres qui ne sont pas faites avec l’aide de Dieu finissent par mourir. Les hommes s’agitent et meurent avec leur folie, Dieu seul demeure pour toujours, car Il est vivant, Il est ressuscité.  En ouvrant notre missel, rappelons-nous ces vérités : Dieu bénit les âmes qui se mettent sous sa dépendance, et rejette celles qui s’éloignent de sa bonté. Dieu veut la santé des hommes, Il nous l’a abondamment prouvé par ses nombreux miracles dans sa vie terrestre, mais quand Il guérissait le corps, Il purifiait en même temps l’âme du péché. En ressuscitant à Pâques, Il poursuit sa mission. Le rappel de notre catéchisme (2) fixe notre foi sur les vérités essentielles de notre religion :

« Notre Seigneur qui est mort sur la croix le Vendredi Saint pour racheter tous les hommes, est ressuscité à Pâques par l’effet de sa toute-puissance, en réunissant son âme à son corps, et est sorti vivant, glorieux et immortel du tombeau. » Nous honorons bien un Sauveur vivant, glorieux, tout-puissant et parce qu’Il possède la vie éternelle, Il ne cesse de soutenir ses créatures dans le bien. Certes si l’homme doit coopérer par les œuvres à sa portée, ce n’est pas par l’effet d’une croyance superficielle et sentimentale, mais en vertu de notre ferme adhésion, en vérité et en charité, à ce grand mystère.

 Poursuivons notre catéchisme débordant de la sagesse de nos anciens : « Pourquoi célèbre-t-on cette fête de Pâques avec tant de joie ? » De la réponse repose tout le bien de notre Messe :

« Parce que Jésus-Christ par sa résurrection, est demeuré victorieux de la mort et du péché, et nous délivre de la tyrannie du démon et de l’enfer ».

Notre Seigneur est ressuscité par sa toute-puissance, parce que son âme, pleine de gloire, se réunit à son corps, qui devient par ce moyen glorieux et immortel ». Mus par une foi vive, nous L’honorons dans la Sainte Messe parce que Sa toute-puissance divine nous délivre de la mort, conséquence du péché, nous libère du péché lui-même par Sa grâce, et écrase la tête du démon par Sa lumière.

Que peuvent faire les hommes face à la menace de la mort éternelle ?

Comment combattre la malice du démon, cet ange déchu ?

C’est bien grâce à Notre Seigneur ressuscité puisqu’Il a, de ce fait, puissance sur le mal.  Mgr Lefebvre évoque peu le mystère de Pâques préférant rappeler celui de la Croix. En effet, si en bon théologien il connaît la valeur salvatrice par la Résurrection, en tant que pasteur il prêche la Croix comme moyen certain de nous unir un jour, à la gloire de Jésus Ressuscité. Son exhortation  (1) aux futurs prêtres s’applique à tous ceux qui cherchent intérieurement la présence vivante du Sauveur :  « Pourquoi offrirez-vous le Saint Sacrifice de la messe, mes chers amis ? «… C’est ce que Notre Seigneur a voulu : « pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance, (Jn X 10) » car le sacrifice de la messe n’a pas d’autre raison d’être que de donner la vie. Et quelle vie ? Non pas la vie de ce monde, non pas la vie de nos corps, mais la vie surnaturelle, la vie divine que nous avions perdue. Notre Seigneur a voulu donner sa propre vie, sa vie divine, pour nous faire entrer dans la Sainte Trinité, tous autant que nous sommes, aussi petits, aussi faibles que nous soyons. Notre Seigneur a voulu que nous participions à sa vie divine, et c’est pourquoi il est mort sur la croix (et qu’il est ressuscité). C’est donc pour donner la vie que vous offrirez le Saint sacrifice de la messe. »

Notre prélat (3) pesait toute l’importance de cette vérité dans les effets d’une civilisation chrétienne, en écrivant :

« si l’âme est dans une relation vivante avec Jésus crucifié, alors elle se prépare à la vie éternelle et participe déjà à la gloire de Jésus par la présence du Saint Esprit en elle.… C’est de la Croix aussi que la grâce du mariage reçue au Sacrifice de la Messe, construira la chrétienté ou le règne social de Jésus crucifié, dans la famille et la société. La Chrétienté, c’est la société vivant à l’ombre de la Croix, de l’Eglise paroissiale construite en croix, surmontée de la croix, abritant l’autel du Calvaire renouvelé quotidiennement…  La Chrétienté, c’est le village, ce sont les villages, les cités, le pays qui, à l’imitation du Christ en Croix, accomplissent la loi d’amour, sous l’influence de la vie chrétienne de la grâce. La Chrétienté, c’est le Royaume de Jésus-Christ ; les autorités de cette Chrétienté se disent « lieutenants de Jésus-Christ », chargés de faire appliquer sa Loi, de protéger la foi en Jésus-Christ et d’aider par tous les moyens à son développement en plein accord avec l’Église. On peut dire en vérité que les bienfaits de la Chrétienté viennent de la Croix de Jésus et de Jésus crucifié, c’est une résurrection de l’humanité déchue, grâce à la vertu du Sang de Jésus-Christ. » Ainsi, comme l’exprime Mgr Lefebvre, ce mystère du Dieu ressuscité n’est pas sans effet sur la vie des hommes. Par exemple, nos cathédrales et nos édifices religieux dans leurs dimensions, leur beauté, leur harmonie, sont autant de témoignages extérieurs qui manifestent la grandeur d’âme et la vitalité de ces catholiques de l’époque imprégnés d’une foi profonde. Selon le modèle de nos anciens, nous devons tendre à vivre dans un esprit vraiment catholique et missionnaire. Si nous croyons véritablement que le Dieu tout-puissant est vainqueur de la mort, du péché et du démon par sa Résurrection, alors, face aux oppositions actuelles et apparentes nous mettrons nos forces au service de la gloire de Dieu et du bien de nos pays.  La volonté signifiée du Sacré Cœur de Jésus pour notre temps, s’éclaire, entre autres, dans le message de Claire Ferchaud. Notre Seigneur veut redonner à la Sainte Messe toute sa place dans l’œuvre de la Rédemption, tout son éclat spirituel et social. Il désire donc un Sanctuaire dédié spécialement à la célébration du mystère du Saint Sacrifice, et ce Temple sera comme un signe visible, sensible, sacré, grandiose, de Sa gloire qui doit éclairer une humanité perdue par son athéisme : « Il faut un temple… qui affirme au monde entier par la Majesté de son architecture, sa liturgie,  sa puissante priante, la manifestation d’une humanité expiante, d’un Sacerdoce virginal et saint et proclame la souveraineté d’un Dieu retrouvé et qui sera servi désormais selon l’honneur et la gloire qui Lui sont dus. »

Soyons bien dans la joie en ce jour de la Résurrection, car même si le confinement vous empêche d’assister aux cérémonies pascales dans vos chapelles, l’Église vous invite tous les dimanches (tous les 7 jours, soit un minimum de 52 fois par an) à vous unir à ce glorieux mystère.

Restons unis par la prière autour de l’Autel.                     

 À dimanche prochain, si Dieu veut !

1 Epître aux Romains I, 21

 2 Trésor liturgique des catéchismes diocésains, édition Via Romana, p 164

3 Itinéraire Spirituel, chapitre : Les Sacrements, p 59

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