LA GNOSE NEGATION DE LA CRUCIFIXION

 

LA GNOSE , NEGATION DE LA CRUCIFIXION

 

On ne peut pas parler des Evangiles apocryphes sans parler de la gnose.

La gnose (religion antique) avait une conception dualiste du monde et de la vie ; le monde matériel était considéré comme le mal, seul l'esprit était considéré comme positif. Par conséquent il fallait éviter à tout prix la matière ; et la procréation était considérée comme négative, parce que responsable d'emprisonner les âmes dans les corps. La femme était par conséquent, pour la gnose, un être négatif, parce que génératrice de vie matérielle, puisqu'elle met au monde des enfants.

Citons seulement deux exemples d'invention narrative, réalisées à seule fin de soutenir ses propres conceptions.

Dans l'évangile (apocryphe) copte de Thomas des paroles de Jésus sont rapportées, qui, au lieu de réprimander Pierre qui venait de dire : « les femmes ne sont pas dignes de la vie», affirment: « Toute femme qui deviendra mâle pourra entrer dans le Royaume des Cieux». Un Evangile totalement inventé pour convaincre les gens de la "vérité" de la gnose. En outre cela discrédite, comme mille autres fois encore, ce qui a été écrit par Dan Brown, à propos de l'exaltation du principe divin féminin présent dans les évangiles apocryphes. Naturellement, affirmait la gnose, si la matière/corps est négative, le Christ ne s'est pas incarné, il a seulement pris l'apparence d'un homme, jamais au grand jamais le divin ne peut se compromettre avec la chair, avec le corps.

C'est ainsi, toujours selon la gnose, que sur la croix il n'y avait pas le Christ mais seulement une apparence ... ce qui signifie que la passion du Christ n'a été que du théâtre, Jésus a fait du cinéma, il a joué au prestidigitateur.

Voilà ce que pensait la gnose, et voici maintenant un évangile inventé exprès pour la propagande de ces idées; c'est !'Apocalypse copte de Pierre, dans lequel le Christ affirme que celui qui souffre sur la croix est son remplaçant, non le Jésus Vivant.

Voyons ce que dit le Coran, sourate 4 – An-Nisâ’ – verset 157

https://www.yabiladi.com/coran/sourate/4/an-nisaa/page:32/surano:4

4.157.وَقَوْلِهِمْ إِنَّا قَتَلْنَا الْمَسِيحَ عِيسَى ابْنَ مَرْيَمَ رَسُولَ اللّهِ وَمَا قَتَلُوهُ وَمَا صَلَبُوهُ وَلَـكِن شُبِّهَ لَهُمْ وَإِنَّ الَّذِينَ اخْتَلَفُواْ فِيهِ لَفِي شَكٍّ مِّنْهُ مَا لَهُم بِهِ مِنْ عِلْمٍ إِلاَّ اتِّبَاعَ الظَّنِّ وَمَا قَتَلُوهُ يَقِيناً

4.157. et également pour avoir dit : «Nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, prophète de Dieu», alors qu'ils ne l'ont point tué et qu'ils ne l'ont point crucifié, mais ont été seulement victimes d'une illusion, car même ceux qui se sont livrés ensuite à des controverses à son sujet sont encore réduits, faute de preuves, à de simples conjectures. En réalité, ils ne l'ont point tué,

Rappelons que de tels évangiles ne sont pas acceptables à la lumière des critères objectifs et laïcs de crédibilité historique (cités plus haut).

Par exemple les plus anciens de ces documents, entre autres, ne peuvent pas se targuer d'une ancienneté semblable à celle des très nombreux documents chrétiens.

Par exemple, ces écrits mettent souvent en évidence que les auteurs, contrairement à ce qu'ils voudraient faire croire, n'avaient pas la moindre connaissance des usages, des traditions, de la vie quotidienne des Hébreux, donc que non seulement ils n'étaient pas des témoins directs de la vie de Jésus (ils n'étaient certainement pas les apôtres ou les évangélistes), que pas davantage ils ne connaissaient des témoins directs, mais qu'ils n'étaient pas non plus d'origine sémitique.

On peut faire la synthèse de cette façon : les Evangiles apocryphes sont postérieurs à la naissance de la philosophie/religion gnostique, inventés pour en divulguer et prendre la défense de ses conceptions : l'exact contraire de la religion chrétienne, qui, elle, a pris naissance d'événements particuliers, événements imprévisibles, événements décrits dans les Evangiles canoniques, dans le Nouveau Testament. De plus dans les quatre Evangiles de l'Eglise il y a toute une série de récits et de faits qu'aucun écrivain n'aurait jamais inventés, s'il avait voulu fonder sur des mensonges une nouvelle religion. Si de tels faits ont été racontés c'est seulement parce qu'ils sont réellement arrivés. Il n'existe pas d'autre motivation.

PAR EXEMPLE

Les évangélistes (appartenant au peuple hébreu) n'auraient jamais écrit que Jésus avait redimensionné le jour du sabbat (la fête par excellence des Hébreux) cela aurait été un terrible auto-but. Comme si un homme politique, pour convaincre les personnes à l'élire, promettait de redimensionner le championnat de football en Italie !

Ils n'auraient jamais dit que Jésus était mort sur la croix, parce que c'était une absurdité, un blasphème, qu'un fondateur de religion, le Messie, Dieu lui-même, meure en croix ... ils l'auraient tu à tout prix, si l'on considère que la mort sur la croix était une des morts les plus humiliantes en absolu ... une mort de mise au rebut de la société !

Ils n'auraient jamais dit que les premiers témoins de la résurrection aient été des femmes, parce que celles-ci ne jouissaient de presqu'aucune crédibilité dans les procès, comme témoins etc. Affirmer que les premiers témoins ayant vu le Ressuscité ont été des femmes est l'équivalent d'amener comme témoins, aujourd'hui, des enfants de 3-4 ans. Personne, s'il voulait répandre des mensonges, ne choisirait d'agir de cette façon ;

  Ils n'auraient pas raconté qu'ils ont pris la fuite à toutes jambes quand Jésus a été emprisonné, ils n'auraient pas   raconté le reniement de Pierre etc. Eux justement qui devaient répandre la nouvelle religion, pourquoi au grand jamais auraient-ils dû dire du mal d'eux-mêmes, témoins de la nouvelle religion ? C'est une absurdité, c'est scier la branche sur laquelle on est assis ; ils n'auraient jamais dit que Jésus aimait même les Romains, leur pardonnait, faisait des miracles pour eux, les conquérants odieux ... comment penser convaincre ses compatriotes (ou aussi d'autres populations opprimées) que leur Dieu faisait du bien même à leurs oppresseurs ? C'est une autre absurdité, un contresens, surtout si l'on pense à la mentalité des peuples de l'antiquité. Et l'on pourrait continuer avec d'autres exemples.

Enfin beaucoup des apôtres/des disciples et beaucoup de ceux qui croyaient (souvent pour avoir vu Jésus ressuscité) à la résurrection de Jésus, à sa divinité, ont été torturés et tués pour leur foi, auraient pu abandonner, renier leur foi, mais ils ont préféré mourir. Personne n'a tiré d'avantage matériel de son propre témoignage ... aucun argent, aucun pouvoir, aucune femme, aucun prestige ... peut-être alors ce qu'ils racontaient était-il réellement vrai !

Rappelons en outre, même si cela peut faire partie d'un autre sujet, qu'il y a des sources non chrétiennes qui témoignent de l'existence historique de Jésus (des sources romaines et hébraïques), et des documents fondamentaux hébreux (le Talmud babylonien) qui affirment comment Jésus faisait des miracles. Dans ces documents, provenant d'une religion, d'un peuple qui ne croyaient pas à la divinité du Christ, ces faits extraordinaires sont appelés sorcelleries et sont considérés négativement, mais ils témoignent, malgré eux, du surnaturel et de la vérité des actions racontées dans les Evangiles.

Sources : BASTA BUGIE (Italie) Traduction par l’association Jean CARMIGNAC  N° 84 Décembre 2019

Association Jean Carmignac chez M. Jean-Yves LACIRE

146, rue Félix Faure – 76620 LE HAVRE

Site : www.abbe-carmignac.org

Note : la sourate 4, 157 est un ajout pour comprendre le Coran.

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